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Renault acquiert la R&D Embedded d’Intel France pour accélérer la progression des SmartCars


Le Groupe Renault va acquérir Intel France spécialisé Embedded Software. C’est l’annonce surprenante et emblématique du jour voire même du mois et de l’année. Renault veut renforcer son développement dans les véhicules connectés, avec un « projet d’acquisition de l’activité de R&D (Recherche et développement) française d’Intel spécialisée dans les logiciels embarqués. » pour reprendre les termes exactes du communiqués de presse. Ce projet d’acquisition, qui devrait être finalisé d’ici la fin du deuxième trimestre 2017, affirme la stratégie du Groupe Renault quant au développement des véhicules connectés et autonomes. Les équipes de R&D françaises d’Intel, fortes de plus de 400 experts IT (Information Technology) possèdent une longue expérience internationale dans le développement de logiciels embarqués. Cette annonce peut paraitre surprenante mais en fait cela a du sens. Découvrons les enjeux de ce projet Renault +Intel France R&D SmartCars.

Groupe Renault & Intel

Le groupe Renault a annoncé la reprise des sites de recherche et développement (R&D) d’Intel de Toulouse et de Sophia Antipolis, fermés il y a un an par le géant des semi-conducteurs américains… qui s’oriente en tant que leader du marché Hardware (Processeur) pour PC face à AMD, et sur Mobile face à ARM via Qualcomm, vers l’IA face à Nvidia & la Data pour l’Automobile…


Intel $15.3B deal w/ Mobileye #ADAS (Intel Automated Driving Group & plateforme Intel GO)


Processeur, IA & Bigdata pour l’Automobile by Intel

Intel fournit aux constructeurs automobiles un large portefeuille de technologies informatiques, permettant aux développeurs de choisir la combinaison qui répond le mieux à leurs besoins pour accélérer sur le chemin inconnu qui s’ouvre à eux.

Plusieurs types de processeurs différents sont requis pour faire fonctionner une voiture autonome. Prenons l’exemple des capteurs. Chaque capteur crée un type de données différent : les caméras engendrent des pixels ; le LIDAR engendre des nuages de points ; le RADAR engendre des ondes analogiques… Chacune de ces données doit être traitée différemment. Si vous devez développer le « cerveau » d’une voiture autonome, il vous faut choisir des outils très spécialisés, parfaitement adaptés à chaque type de données, plutôt qu’un seul processeur pour les traiter toutes.

L’intelligence artificielle va bien au-delà de la vision informatique. Elle est en réalité utilisée dans tout le véhicule, du traitement du langage jusqu’à la personnalisation et à la prise de décision. Il s’agit de types d’intelligence artificielle très différents, dotés de besoins spécifiques et uniques. Plutôt que de choisir un seul processeur pour l’ensemble de l’intelligence artificielle d’un véhicule, il faut une boîte à outil dotée d’éléments spécifiques, spécialement conçus pour chacun de ces aspects. Les développeurs de voitures autonomes ont besoin d’une large gamme de technologies pour concevoir le « cerveau » de leurs véhicules.

Ce qui fait des données le « nouveau carburant » de la conduite autonome – et qui explique le défi qu’elles posent – est l’utilisation concrète de ces données, leur transformation en informations exploitables permettant au véhicule de penser, d’apprendre et d’agir…

Les données sont une des matières premières avec lesquelles Intel travaille. Nous savons créer, déplacer, stocker, traiter, analyser et gérer les données à des échelles gigantesques, et nous appliquons cette expertise au domaine de la conduite autonome. D’expérience, nous savons également que le moyen le plus rapide de répondre au défi des données dans la conduite autonome est la collaboration à l’échelle de l’ensemble du secteur

Les données de conduite autonome sont de trois types : les données techniques (vision qu’a le véhicule de son environnement immédiat), les données crowdsourcées (leur environnement, comme l’état du trafic ou de la route) et les données personnelles (tels que les trajets).

Quelles données sont stockées ? Lesquelles sont détruites ? Quels jeux de données sont partagés ? Et comment protéger tous ces éléments ? Il s’agit de questions importantes qui nécessiteront une vaste coopération industrielle et un travail acharné de nos meilleurs experts pour fournir des réponses appropriées.

Extraits via intel.fr


Renault & le CNRS team up

Renault accélère sur le développement de la SmartCar. Début mars 2017, le constructeur inaugurait à Compiègne un laboratoire spécialisé dans les véhicules autonomes, dénommé SIVALab. Ce lab’ est réalisé en partenariat avec Heudiasyc, une unité de recherche de l’Université de Technologie de Compiègne et du CNRS.

« Notre stratégie partenariale est de cibler, pour chaque thème de recherche, les meilleurs laboratoires et de s’engager dans une relation de confiance sur le long terme. Cela nous permet de réaliser des projets d’envergure et d’excellence en partageant notre vision et concentrant nos moyens.

Nous avons choisi le laboratoire Heudiasyc pour travailler les briques technologiques de perception et de localisation des véhicules autonomes de demain »

– Virginie Maillard, directeur de la recherche et de la stratégie recherche pour le Groupe Renault

« Le laboratoire Heudiasyc, en cohérence avec la stratégie de ses tutelles UTC et CNRS, travaille depuis plus d’une vingtaine d’années sur le véhicule intelligent. Nous nous sommes associés il y a quelques années à Renault sur les thématiques de perception et de localisation car nous partageons une vision commune des enjeux scientifiques et technologiques.

De plus, le laboratoire commun SIVALab s’appuiera sur les plateformes de véhicule autonome d’Heudiasyc sur base Renault ZOE, financées dans le cadre de l’Equipex Robotex (équipement d’excellence), avec le soutien de la Région Hauts de France et du Feder (fonds européens). Des essais sur route seront envisagés dans le cadre d’un partenariat avec l’Agglomération de la Région de Compiègne. »

– Ali Charara, directeur du laboratoire Heudiasyc


Renault ouvre à Paris un Open Innovation Lab

Implanté en plein cœur de Paris à République au milieu de startups et de structures de recherche universitaires, le Renault Open Innovation Lab – Le Square met en relations des équipes internes de Renault et des partenaires externes.

Renault Open Innovation Lab – Le Square a pour ambition d’explorer de nouvelles manières de travailler et le futur de la mobilité en ouvrant les frontières de l’entreprise et en favorisant la collaboration autour de nouveaux business avec des acteurs de l’écosystème français.

« Renault fabrique des voitures depuis plus de 100 ans. Mais notre industrie évoluant très rapidement, nous nous devons d’être à la pointe et d’innover en permanence, en travaillant sur les nouvelles technologies, les voitures connectées et les véhicules électriques, de définir le futur de la mobilité afin de proposer à nos clients le meilleur service possible »
– Pierrick Cornet, Alliance Global Director Ing. Avancée.

Renault Innovation Lab – Le Square est pensé comme un véritable laboratoire d’expérimentations, ouvert sur son écosystème et proche des équipes de Renault et de l’Alliance Renault-Nissan pour faciliter le foisonnement des idées. Co-gouverné par des équipes internes Renault et des partenaires externes, motivés autour d’une ambition commune, il vient renforcer la stratégie d’innovation de Renault et de l’Alliance.


Pour rappel, au CES 2017, le constructeur avait annoncé Platform Open-Mind aka POM, afin de permettre à ses partenaires de développer leurs propres véhicules électriques, basé sur le Twizy mais dépourvu de pièces de carrosserie et associé à une plateforme open source. Destiné aux start-ups, laboratoires indépendants, clients privés et chercheurs, « il permet à des tiers de copier et modifier le logiciel existant pour créer un véhicule électrique entièrement personnalisable ».


Le Groupe Renault présente au CES 2017 le 1er véhicule open-source #POM #INNOVATIONbyRenault


Groupe Renault & Intel en France

Depuis plusieurs mois, le géant américain Intel cherchait un repreneur pour ses activités R&D à Toulouse et Sophia Antipolis. C’est finalement Renault qui reprend l’ensemble afin de renforcer son développement dans le véhicule connecté.

Boulogne-Billancourt, le 24 mai 2017 – Le Groupe Renault annonce la signature d’un accord définitif en vue de l’acquisition de l’activité de R&D française d’Intel portant sur les logiciels embarqués, implantées sur les sites de Toulouse et Sophia-Antipolis en France.

Avec cette acquisition, le Groupe Renault disposera de l’ensemble des compétences nécessaires pour renforcer le développement de la nouvelle génération de logiciels embarqués dans ses véhicules, notamment capables d’offrir des services personnalisés, de se mettre à jour à distance, en toute autonomie et en temps réel, sans intervention d’un tiers.

« Ce projet d’acquisition s’inscrit pleinement dans la stratégie du Groupe Renault qui vise à offrir de nouveaux services connectés et à améliorer l’expérience de ses clients. Les salariés d’Intel qui rejoindront Renault ont des compétences et des profils très qualifiés dans un domaine technique et concurrentiel, où l’Alliance est un des leaders mondiaux. Le Groupe Renault continue ainsi de soutenir l’innovation et le développement économique en France »
– Carlos Ghosn, Chairman and Chief Executive Officer Renault

Les équipes de R&D françaises d’Intel, dont l’expertise est reconnue en matière de création et du développement de logiciels, ont de solides atouts complémentaires à Renault. Elles apporteront au Groupe leur savoir-faire, leur expérience, et leurs méthodes et outils, ainsi que leurs réseaux de fournisseurs, de laboratoires et d’entreprises partenaires. Certaines équipes disposent d’ailleurs déjà de compétences appliquées au secteur de l’industrie automobile dans le domaine d’application du Multimédia et de la connectivité.

Cette acquisition s’effectuera à travers l’achat par le Groupe Renault d’une société nouvellement créée par Intel dans laquelle sera transférée l’activité de R&D portant sur les logiciels embarqués, exercées sur les sites de Toulouse et Sophia Antipolis en France. Cette société sera rattachée à la Direction Engineering des Systèmes Alliance du Groupe Renault.


Alexandre Corjon (patron de la direction Ingénierie des systèmes du groupe Renault) explique à La Dépêche :

On veut inscrire cette acquisition dans le futur de l’automobile connectée. C’est pour le constructeur français, un véritable coup d’accélérateur en la matière.

Embaucher des ingénieurs et créer une organisation prend du temps.

Ce rachat nous permet d’atteindre la masse critique et de gagner 3 à 5 ans. Notre volonté est de reprendre la main sur l’expertise. »

…enthousiaste et très fier d’accueillir les équipes Intel dans le groupe Renault. Cette nouvelle société, 100 % Renault, gardera son autonomie et sa double localisation, à Toulouse et à Sophia Antipolis.

Jusqu’à aujourd’hui, pour sa R&D sur les logiciels embarqués, Renault disposait de bureaux d’études en région parisienne, en Inde, en Roumanie, ou au Brésil.

Les activités logicielles étaient surtout externalisées à des groupes tels que Bosch ou Continental.

On veut inscrire cette acquisition dans le futur de l’automobile connectée.

via ladepeche.fr


Renault veut affirmer sa place dans le véhicule connecté et autonome

Intégrer les activités de R&D françaises d’Intel constitue donc pour Renault une belle opportunité, dans la mesure où nous récupérons une organisation qui fonctionne parfaitement, avec des personnes hautement qualifiées en développement logiciel. Cela nous permet donc de gagner trois à cinq ans par rapport à notre plan initial.

Les équipes d’Intel à Toulouse et Sophia-Antipolis travaillent sur le développement de logiciels embarqués dans les tablettes, smartphones, mais aussi dans les objets connectés.

Une partie des équipes réfléchit aussi au développement dans l’automobile, puisqu’Intel a entamé un virage en ce sens il y a un an et demi. Leurs compétences ont un intérêt pour Renault dans plusieurs domaines: la connectivité multimédia, mais aussi le traitement du signal, l’intelligence artificielle et donc tout le travail relatif au véhicule autonome.

Ils joueront aussi potentiellement un rôle dans l’évolution de l’architecture électronique et électrique du véhicule. Au total, cela nous permettra d’affirmer notre position sur le véhicule autonome et notre place dans la compétition autour du véhicule connecté.

Extraits via usinenouvelle.com


Le véhicule connecté by Renault

Véhicule connecté - Infographie by Renault

Véhicule connecté – Infographie by Renault

Renault avait été perçu comme pionnier dans l’électronique embarquée avec R-Link, son système réunissant différentes applications de connectivité. Sauf que ce système est devenu obsolète à l’heure où Apple & Google ont développé leur propre solution de synchronisation des téléphones avec le tableau de bord que ce soit pour la musique, les appels et bientôt la cartographie. Quant à Microsoft, la stratégie est tout autre : Microsoft & Alliance Renault-Nissan team up pour des smart Cars connectées avec Azure #MSIgnite.

Sur l’intelligence artificielle, Renault a également tardé à communiquer sur ses projets de voiture autonome. Le Groupe a fini par indiquer qu’il proposera un véhicule 100% autonome à horizon 2020.

L’enjeu pour le constructeur automobile est d’avoir la maitrise des technologies qui lui permettront de proposer des équipements ou des services de connectivité.

Les compétences sur le logiciel embarqué qu’ont développé les équipes d’Intel vont donc permettre à Renault de conserver la maîtrise de l’architecture logicielle et du développement informatique lié. L’intérêt pour le constructeur c’est d’être capable de proposer des services, de travailler sur des aspects connectivité, 4G et 5G mais aussi wifi et bluetooth, avec également tout ce que promet l’intelligence artificielle.

c’est aussi l’écosystème du territoire azuréen qui intéresse Renault. L’INRIA, Eurecom et l’Institut Méditerranéen du Risque, de l’Environnement et du Développement Durable (IMREDD) pour le rapprochement avec l’Université Nice Sophia-Antipolis, sont des partenaires potentiels. « Nous voulons bénéficier de l’écosystème local et accroître notre capacité d’innovation ».

Concrètement businessment, le rachat annoncé concerne celui d’une filiale d’Intel dans laquelle seront transférées les activités R&D sur le logiciel embarqué, filiale qui sera elle, une filiale de Renault et qui comprendra deux sites, l’un à Sophia-Antipolis, l’autre Toulouse.

via LaTribune


Source et images :
Groupe Renault




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